Homme d’action et de convictions

0014 Philippe AUGIER, issu d’une famille modeste,  est né à Colombes,  banlieue populaire de la région parisienne et rien ne le prédisposait à devenir ce qu’il est aujourd’hui.  Il a construit sa réussite professionnelle par la force de son énergie et grâce à des rencontres liées aux hasards de la vie.

Arrivé enfant en Normandie

Adolescent, il découvre la Normandie en empruntant le turbotrain qui l’emmène chez son ami d’enfance au cœur du Bessin, à quelques encablures des plages d’Omaha.

Philippe AUGIER comprend, dès les années soixante, le poids de l’héritage de la Basse-Normandie bercée par Guillaume, mariée à la Couronne d’Angleterre, richissime durant des siècles puis meurtrie, écrasée sous les bombes en 44, portant encore les stigmates de cette guerre, dans toutes les villes et villages de ses trois départements et enfin reconstruite par les Normands.

Sa passion  pour les Normands,  la terre normande et les chevaux

Philippe AUGIER au contact de cette famille passionnée par les chevaux, découvre l’amour des éleveurs normands pour le cheval, du naisseur dans la petite ferme de l’Orne aux grands haras de la Manche ou du Bessin. C’est ainsi qu’en 1966, âgé alors de 17 ans, il a son premier contact avec  le monde des courses et avec  la ville de Deauville. Si rien n’a vraiment changé dans le galop depuis le Second Empire, on remarque pourtant au cours des  ventes aux enchères qu’il y existe déjà un vrai brassage social, on y sent battre le cœur de l’Agriculture normande et les plus grands propriétaires aussi bien que les plus modestes s’y croisent animés par une même passion. C’est là que le jeune banlieusard, débordant d’énergie, découvre alors la passion du Normand, discrète mais authentique, pour sa terre, son terroir, son patrimoine.

68, à la fac de Nanterre, étudiant-salarié pour subvenir aux besoins de la famille !

Après ses études secondaires, Philippe AUGIER s’inscrit en 1967 à l’Université de Nanterre pour des études de droit. A 20 ans, jeune marié, il doit subvenir à ses besoins, études et  famille, qu’il finance en occupant un petit boulot, que ses amis normands lui ont trouvé dans une société de ventes de chevaux à Paris. Il y débute en tant que gratte-papier, occupe successivement tous les postes dont personne ne veut, puis rapidement pose ses marques.

Parallèlement, Nanterre façonne sa prise de conscience politique, alors plutôt de centre gauche. Suite aux débordements de Mai 68, il décide d’écrire à Giscard après avoir écouté son discours à l’Assemblée Nationale. Le Ministre des finances lui répond. La rencontre a lieu et le conforte dans l’idée que pour partager équitablement la richesse, il faut préalablement avoir été capable de la créer.

Un jeune à la vie déjà bien remplie,

Fin 1970, étudiant en licence de droit, agé de 21 ans, Philippe AUGIER devenu entre temps président des Jeunes Républicains Indépendants, travaille aussi à mi-temps à l’Agence Française de Vente du Pur-sang. Son agenda est déjà bien rempli, son tempo est rapide, il est dans l’action et privilégie toujours  l’efficacité face à la bureaucratie. Il est  rapidement envoyé sur le terrain en Normandie où il arpente les fermes des 5 départements et y  rencontre tous les acteurs du monde agricole ; cela devient vite une passion, elle ne le quittera plus durant 30 ans.

En 1972, invité par le Parti des Jeunes Démocrates, Philippe AUGIER part aux États-Unis  pendant 5 semaines pour y  suivre la campagne présidentielle,

Il revient avec le professionnalisme, la spontanéité et l’enthousiasme qui s’ajoutent à son énergie et qu’il met au service de Giscard en 74. En véritable chef, il mène l’ensemble de ses jeunes dans la campagne avec le succès qu’on connait !

Après quelques années passionnantes et fort de la  réussite de ce mouvement , il ne se repose pourtant pas sur des lauriers et c’est avec soin qu’ il organise sa succession, comme il saura le faire plus tard  dans ses entreprises, passant la main au jeune républicain indépendant Dominique Bussereau. Il devient alors le président des JRI et c’est Jean-Pierre Raffarin qui occupe le secrétariat général.

Politique ou entreprise, il faut choisir !

En 1977, alors que Philippe AUGIER travaille toujours à mi-temps pour l’Agence Française du Pur-sang, son président  Elie de Brignac lui demande d’en  prendre la direction générale et d’aller parcourir le monde afin d’y  développer l’activité alors en proie à une vive concurrence internationale.

Le chiffre d’affaires de la société passe de 30 millions de Francs en 1977 à 230 millions de Francs en 1985 et 100 millions d’Euros en 2008. La Normandie, grand fournisseur de chevaux de ces ventes, bénéficie largement des retombées de l’énergie de Philippe AUGIER. Elle est même décuplée, car Elie de Brignac lui a demandé de faire le sacrifice de la politique — et c’est un grand sacrifice pour lui — afin de  s’investir totalement dans les sélections et les ventes de chevaux.

Le temps de tous les risques professionnels !

En 1985, le président de l’Agence française disparaît brutalement. Le crack boursier du 19 octobre 1987 s’ajoute aux mauvaises nouvelles et le monde du cheval tangue mais Philippe AUGIER ne se laisse pas abattre. Il récupère toutes ses économies, emprunte, prend tous les risques, est nommé président de l’Agence, renforce la société et repart à l’assaut. La crise ne l’arrête pas mais le transcende, il parcourt en long et en large la Normandie, sélectionne lui-même les chevaux, intègre les trotteurs à l’agence de ventes — autre mission impossible —, se diversifie sur les ventes d’objets d’arts en créant Deauville Auction…. En 1990, il s’installe définitivement à Deauville avec son épouse Béatrice.

Retour à la vie publique après une longue pause

En 1995, Anne d’Ornano, maire de Deauville, qu’il avait connue lorsqu’il était président des JRI et dont il était resté proche, lui propose d’ occuper le poste de maire-adjoint, chargé du tourisme, de la culture et de la communication. Elle lui confie notamment la présidence de la SEM du CID, le Centre International des Congrès, qu’il s’empresse de restructurer et entreprend de développer en travaillant particulièrement l’axe du tourisme d’affaires. Durant cette période, il prend la présidence de France Congrès et s’investit, au-delà de ses nombreuses activités, dans le tourisme au niveau national et international qu’il voit déjà comme potentiellement la première industrie française, ce qu’il clame haut et fort bien souvent au grand dam de certains parlementaires ! Il retrouve très vite le rythme qui était le sien en 70 à la tête des Jeunes Républicains Indépendants, son carnet d’adresses, constitué durant 30 années de vie professionnelle internationale, aidant, il met  alors toute son énergie au service de son territoire. Il a gardé la simplicité, le contact et la facilité de dialogue des enfants de banlieue, très rapidement toutes les familles modestes le connaissent et mesurent son réel attachement aux autres.

Anne d’Ornano apprécie particulièrement cette sensibilité humaine et le grand cœur de Philippe AUGIER. Elle connait toute sa carrière professionnelle et lui propose de devenir son successeur. Il est élu maire de Deauville en 2001, avec 68 % des voix au premier tour, réélu en 2008 avec 79.2 %, puis élu Président de la Communauté de communes.

Désormais, uniquement la vie publique

En 2006, il a cédé son entreprise de vente de chevaux et d’objets d’art qui devient Arquana et Artcurial, 3ème entreprise mondiale du secteur (où cependant il ne peut s’empêcher, encore aujourd’hui  de monter à la  tribune pour faire monter les enchères équines!) pour se consacrer totalement à la vie publique. Il prend rang en se présentant une première fois en 2004 aux élections régionales après avoir publié un livre « Une ambition pour la Normandie », toujours d’actualité, la région Basse-Normandie ayant entre temps perdu des places au niveau national, reculant en queue du peloton des régions françaises et se trouvant en panne de projet. Au sein de l’association Normandie-Demain, il prêche inlassablement pour que la Normandie réunifiée retrouve son rang de grande région européenne et reprenne le chemin du dynamisme perdu qui a fait son histoire.

Fidèle absolu en amitié, il a été contraint de se séparer politiquement de son ami François Bayrou, avec lequel il continue cependant à partager la passion du cheval. Il reste cependant centriste de cœur et d’action et adhère au Nouveau Centre durant l’été 2009.

Une oreille attentive de Paris pour ses projets dynamisant la France à l’extérieur

Le Président de la République l’appelle pour mettre à contribution ses compétences en lui confiant une mission nationale, ayant sans doute identifié sa capacité à pouvoir apporter beaucoup à un territoire bien  plus large que le seul Pays d’Auge.

Fin juillet 2009, il rend les conclusions de son rapport au Président de la République sur la politique de la France pour l’accueil l’organisation et le développement des grands événements internationaux sportifs, culturels et économiques. Il propose une politique concrète d’ancrage sur les territoires des grands évènements internationaux, stimulant l’investissement, valorisant le savoir faire humain, générant des retombées économiques importantes pour les territoires et apportant une image positive de la France à l’extérieur.

Il poursuit par ailleurs sa croisade au plus haut niveau de l’ État et à l’international pour un tourisme professionnel et événementiel de qualité. Le tourisme est devenu premier vecteur de l’économie, première industrie française en 2008 ; sa vision était bonne, le temps lui a donné raison.

Qui que tu sois, tu auras ta chance, ne la laisse pas passer !

Homme d’ouverture, non sectaire, il compte d’excellents amis politiques tant à gauche qu’à droite, même si son crédo reste : « quelque soit ton milieu d’origine, joue à fond ta chance, travaille et tu réussiras ta vie ; voyage, rencontre et écoute les autres, partage les expériences et donne de toi et de ton temps pour les autres, n’attends pas que tout tombe du ciel, prends les choses en main ».

Homme d’énergie et de passion, doté d’une grande sensibilité masquée derrière sa carrure imposante et sa suractivité, il est touché lorsque certains encore imaginent ou disent qu’il est un héritier alors qu’il est issu du rang, d’une banlieue grise, né dans une famille modeste. Philippe AUGIER a mis le pied à l’étrier à de nombreux jeunes- que d’aucuns qualifient de manière méprisante de « sans-grade »- favorisé l’émergence et l’expression de talents cachés par les nombreuses entreprises et projets qu’il a pilotés et, dès qu’ils sont mûrs, leur en a confié la gestion. Il sait faire véritablement confiance.

Et la Normandie demain ?

Pour Philippe AUGIER, la Normandie est aujourd’hui une belle endormie, comme l’était l’Agence du Pur Sang avant qu’Elie de Brignac lui en confie les rênes.

Il veut relancer cette belle région qu’il a parcourue durant 30 ans au gré de sa vie professionnelle, dont il connaît les villages les plus isolés, les moindres recoins, dont il sait que les talents sont nombreux mais que la plupart, notamment chez les jeunes, partent pour ne plus revenir, à la différence des voisins bretons. La Basse-Normandie s’est isolée et a souvent rompu les alliances anciennes avec ses voisins. Philippe AUGIER peut, par sa grande connaissance, à la fois de la politique nationale et de ceux qui la font, des entreprises et des gens, engager la Basse-Normandie sur le chemin qui lui est cher : celui de l’action.

Agir, aider les autres….

Philippe AUGIER a toujours eu la passion des autres, l’esprit d’entreprendre, de surmonter les crises, et de motiver et de rassembler autour de lui dans les moments difficiles. Le temps est venu, le contexte s’y prête, la Basse-Normandie manque d’un vrai dirigeant, un visionnaire opérationnel qui comme lui avait vu, avant les autres, notamment la montée du tourisme, la nécessité de rapprocher les régions pour les rendre plus fortes, la nécessité de s’appuyer sur les hommes et les femmes, de leur faire confiance pour avancer et concrètement réaliser les projets pour les autres.

Son grand projet pour « La Normandie Demain » est en cours d’élaboration, en faisant participer le plus grand nombre. Il reprendra notamment les grands axes, originaux, au service de l’ACTION et des AUTRES. Vous souhaitez apporter votre contribution ? Contactez-nous !