La nature s’est douloureusement rappelée à nous dans la nuit de samedi à dimanche 28 février. Violemment. Comme le 26 décembre 1999, des familles ont été durement frappées. Durant la nuit, nos services municipaux étaient d’astreinte, prêts à intervenir avec les pompiers comme dans tout l’Ouest de la France. Au petit matin, nous avons pu constater que globalement sur le Pays d’Auge et la région de Caen, seuls des dégâts matériels apparaissaient, arbres couchés, toitures ayant souffert, inondations dont certaines sérieuses, notamment dans le Bessin et la Basse Vallée de la Seulles ainsi qu’à Asnelles et Ver sur Mer.
En revanche, nos voisins vendéens et charentais ont vécu l’enfer avec notamment une brutale montée des eaux poussées par des vents violents et un coefficient de grande marée de 108 dimanche.
Mes premières pensées vont aux familles qui ont perdu leurs proches surpris dans leur sommeil souvent, mais aussi aux survivants dont certains n’ont plus rien et vont devoir tout reconstruire.
La solidarité nationale a joué immédiatement et cela me rassure sur l’état de notre communauté nationale, souvent décriée, mais toujours présente dans ces situations pénibles. D’autres pays en pareilles circonstances se heurtent à la défaillance de leurs institutions et à la déliquescence des dispositifs de remise en état des territoires. Elles dépendent alors strictement des aides internationales.
J’espère que les dispositifs mis en place pour aider les familles, les entreprises réduites à néant –dans un contexte d’autant plus difficile que nous sortons lentement de la plus grosse crise économique mondiale- seront simples, efficaces et rapides dans la mise en œuvre. J’espère que les procédés de règlement technique de ce difficile contexte ne seront pas bureaucratiques.
Ayant rencontré la détresse des familles après la tempête du 26 décembre 1999, passée la compassion et l’aide de proximité des premiers jours, les étapes suivantes sont les plus importantes mais les plus difficiles. C’est là que l’Etat, les collectivités territoriales et les assurances –dès lors que l’arrêté de catastrophe naturelle est publié- prennent le relais fondamental dans la durée.
Enfin, je mesure aussi notre responsabilité à tous en termes d’aménagement du territoire face à la nature, que l’on ne maîtrise pas. Malheureusement elle nous le rappelle parfois, douloureusement. Il nous faut donc être le plus prévoyant possible.



