Borloo : l’énergie renouvelée au service du Développement durable

avec JL Borloo

J’ai accueilli mon ami Jean-Louis Borloo à Deauville à l’occasion des Ateliers de la Terre, dernière grande conférence avant Copenhague.

Cette conférence de très haut niveau se tient notamment en présence de nombreux ministres et décideurs africains.

En effet, la France entend placer l’Afrique au cœur des discussions de Copenhague.

A l’heure où le président Obama peine à proposer des chiffres significatifs, la France – et l’Europe – jouent un rôle déterminant dans la nouvelle diplomatie climatique.

A peine de retour de Chine où ses discussions ont été particulièrement fructueuses avec le Premier Ministre qui lui a annoncé la participation de la Chine à Copenhague, Jean-Louis Borloo est venu à Deauville rencontrer les Ministres africains et défendre  avec une formidable énergie le plan Français en faveur de la planète.

Pour le redressement de la région

L’union est faite entre l’UMP et le Nouveau Centre autour d’un projet conçu pour redynamiser la région qui en a grand besoin.

Ainsi l’étape purement politique est-elle passée et je m’en réjouis.

Je suis heureux de travailler avec Jean-François LE GRAND qui a déjà l’expérience d’un exécutif important, le département de la Manche, qu’il dirige avec dynamisme, compétence et efficacité.

Il est par ailleurs très sensible aux questions environnementales (il présidait une commission du Grenelle de l’environnement et siège au Conseil Mondial de l’Eau).

Notre projet se situera ainsi dans une perspective de développement durable, ce qui me réjouit.

Nous devrions constituer un bon tandem.

Il nous faut maintenant constituer une équipe renouvelée, composée de femmes et d’hommes compétents et déterminés à redresser la Basse-Normandie qui ne cesse de reculer dans les classements économiques des régions Françaises.

Puis nous entrerons dans la période du débat, et de la confrontation de projets, offrant ainsi aux bas-normands l’opportunité de choisir la voie du redressement.

Partage de saveurs et d’expériences : la recette gagnante des Escoffier !

Je participais le week-end dernier à l’Assemblée Générale des Amis d’Auguste Escoffier au Faisan Doré à Fontenay sur Orne.

Ce qui est formidable chez ces chefs restaurateurs, c’est qu’ils ne se contentent pas de réaliser tous les jours dans leur cuisine des plats formidables en s’inspirant des recettes qu’Auguste Escoffier a été le premier à codifier. Ils ont aussi retenu que l’homme était généreux, toujours prêt à faire partager son savoir.

Les chefs d’aujourd’hui perpétuent  ces traditions et savent consacrer du temps pour former leurs apprentis, les chefs de demain.

Ils ont aussi à cœur de valoriser les producteurs régionaux. Hier, c’était au tour de Jean-Luc Olivier, producteur d’un cidre formidable à Crouttes.

Enfin, un coup de chapeau tout particulier à celle qui nous a régalés, Catherine Coiffard, Chef du Faisan Doré, l’une des rares femmes de la profession.

Plus de 70 ans, toujours jeune !

Je ne doute plus, au gré de mes visites dans toute la région, de la tonicité et du dynamisme de la plupart de nos retraités.

Voici 40 ans, dire qu’un retraité septuagénaire courait le marathon aurait relevé de la folie pure. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, du marathon du Mont Saint-Michel au marathon de la Liberté à Caen, passent la ligne d’arrivée en moins de 5 heures et même, pour certains — bien que plus rares — en moins de 3 heures.

En outre, on ne compte plus les dirigeants d’associations qui donnent de leur temps tout en conservant une pratique sportive. Ainsi :

-  Michèle qui, à plus de 80 ans, s’entraîne chaque jour sur 3 km au Stade nautique de Caen, sans sourciller sur les conditions déplorables de vétusté,

-  Bernard pour le judo, qui, fidèle à ses tatamis, accompagne les jeunes dans tout le Calvados y compris pendant les week-ends,

-  Pierre, 77 ans, qui, après une vie bien remplie de chef d’entreprise, motive les jeunes au tennis de table,

-  Fernand qui, au titre du Comité Départemental Olympique et Sportif, prêche inlassablement dans les établissements scolaires contre le dopage et les incivilités,

Et celui-ci qui, à Granville, continue d’aller en mer en dériveur par tout temps,

Et d’autres encore :

-  celui-ci qui, au départ de Caen, rallie à pieds Saint-Jacques-de-Compostelle,

-  celui-là qui, à Alençon, est un accompagnateur infatigable du Club de football,

-  celle-ci qui fait partager sa passion de la lecture publique,

-  celle-là qui alphabétise dans les quartiers sensibles,

-  Et tous les autres encore encore qui s’engagent dans la Banque alimentaire, les Restos du Cœur ou La Croix Rouge,

Je pourrais poursuivre inlassablement, tant j’ai rencontré de personnes retraitées de valeur ces dernières années.

« Cela donne un sens à ma vie, j’ai toujours été actif, je me sentais inutile en retraite à ne rien faire » répètent-ils. « Cela donne l’exemple aux jeunes » dit Michèle, dans l’eau brumeuse du bassin extérieur du stade nautique en pleine grisaille automnale.

Merci à vous tous pour cette belle leçon de vie au service des autres !

Je me demande parfois si vous n’êtes pas plus jeunes que certains actifs,  qui occupent notamment des fonctions dans le domaine de la politique normande alors qu’ils devraient se concentrer sur les autres plutôt qu’eux-mêmes.

« C’est de la faute des autres »

Ce soir, je rencontrais des caennais qui voulaient me parler de leur ville.

Très rapidement, ils ont insisté sur la fiscalité caennaise en forte hausse cette année (+ 10 %) et sur celle de la Région (+ 36 % en 5 ans, quasi record de France),  même si les taux sont stables en 2009 .

Il est apparu que ces habitants — dont certains ont cru, en 2004, à la majorité régionale actuelle — semblent très irrités quant à l’utilité de leurs impôts. Pourtant, je crois que les familles et les entreprises sont prêtes à apporter une contribution fiscale contenue dès lors que des investissements dynamiques ainsi que des efforts de gestion apparaissent. En l’occurrence, en Basse-Normandie, ce n’est plus le cas puisque les investissements sont descendus de 260 M€ par an, avant 2004, à 216 M€ par an, aujourd’hui, au détriment de dépenses somptuaires de communication, notamment en fin de mandat, et d’embauches importantes dès 2004 grevant les capacités financières de la Région et faisant peser sur l’avenir de nos enfants de fortes incertitudes.

Cette habitude et cette inaptitude à la bonne gestion se retrouvent en « copier-coller » à la Ville de Caen et à l’agglomération, puisque, là aussi, la masse salariale est repartie à la hausse, dégradant fortement la capacité d’autofinancement de la Ville et de l’agglomération (qui crée un nouvel impôt sur le dos des ménages) et obérant ses chances pour l’avenir.

Que dit-on aux caennais et aux bas-normands ? Classiquement : « C’est de la faute des autres », c’est-à-dire de la faute des prédécesseurs qui, pourtant, ont plutôt désendetté la ville — certes, sans toutefois investir — c’est de la faute de la crise, de l’Europe, du gouvernement, etc…

Bref, soyons clairs, derrière ce contre-feu, cet écran de fumée d’arguments éculés, se cache une réelle incapacité à gérer tant la Région que la Ville de Caen et son agglomération. Et le résultat est toujours le même : on fait payer, ou plutôt on « assomme », les contribuables.

Je perçois désormais plus qu’une lassitude devant cette fiscalité lourde et inconséquente. Les normands et les caennais en ont assez. Preuve en est : ils quittent la ville (au nombre de 1 000 par an) et commencent à s’exprimer contre les embauches massives ou les promesses inconséquentes sur les salaires de ceux qui ont déjà un emploi stable.

Tout cela est fait sur le dos des familles alors qu’aujourd’hui, il faut contenir — voire réduire — les dépenses de fonctionnement et investir, investir, investir … pour le futur.

Il y a du pain sur la planche pour redresser ce qui apparaîtra rapidement comme une gabegie.

« De la faute des autres » disent-ils, mais qui le croit désormais ?

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