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Le Conseil régional est en charge du développement et de l’avenir de la Basse-Normandie et c’est seulement maintenant que les Elus pensent à distribuer un questionnaire – au demeurant intéressant – sur les intérêts de la réunification de la Normandie !
Questionnaire qui ne fait d’ailleurs aucune référence à l’emploi et à l’exode des jeunes !…
Qu’ont-ils fait pendant 5 ans ?
Le Conseil Régional n’a jamais ouvert autant de dossiers, organisé autant de débats et de colloques que depuis 6 mois. Il serait temps ! Les élections arrivent …
On fait juste semblant de s’intéresser (seulement maintenant !) aux questions essentielles concernant le développement de notre région, dont je parle depuis 2003.
Pour moi, ce questionnaire est vraiment la goutte qui fait déborder le vase : ces gens-là ne sont que dans la communication (des artistes en la matière) ! 5 ans et demi d’échecs, d’augmentation massive des frais de fonctionnement, et donc des impôts, sans oublier les promesses non tenues, ne s’effacent pas par quelques colloques ou questionnaires…
Il est grand temps de créer de nouvelles dynamiques, sur la base d’une véritable stratégie de développement économique, créatrice d’emplois et de progrès social.
J’aime rencontrer des sportifs et des dirigeants de clubs de la région, car je suis convaincu que les terrains de sport sont des lieux essentiels de transmission de valeurs : sens de l’effort et de la discipline, dépassement de soi, respect de l’autre, gestion des succès et des échecs, …
Ce soir, j’ai été confronté à un appel de détresse de certains quant aux migrations — entamées depuis plusieurs années, mais accrues depuis 5 ans — des sportifs de haut niveau vers les régions ou villes voisines : Rennes, Nantes, Paris pour la plupart. Tout comme je le signalais sur mon blog, à propos de la fuite des jeunes bas-normands vers l’extérieur, nos meilleurs sportifs semblent obéir au même phénomène. Pour endiguer ce fléau, des demandes ont été exprimées par les clubs, comités et ligues dès 2000 : équipements performants, conditions d’hébergements proches des lycées ou de l’université, mutualisation des moyens entre grands clubs régionaux amateurs, politique claire et lisible de soutien aux filières sportives. Certes, les avis divergent entre disciplines sportives sur la nécessaire concentration ou non de sportifs de haut niveau sur un même lieu. D’aucuns, légitimement, hésitent face à la rupture avec la famille dans les disciplines où le haut niveau commence tôt : gymnastique, natation, patinage, etc … La plupart envient les régions où l’investissement est soutenu dans les sports à fort équipement matériel.
Tous évoquent la complexité et la faible lisibilité des politiques dans le mille-feuille du sport français où il devient de plus en plus difficile de se retrouver et où les volontés des dirigeants ou les projets se heurtent parfois au bon vouloir des hommes en fonction et donc souffrent d’une absence de vision de long terme. Tous reconnaissent et regrettent le temps où travailler avec l’Education Nationale était plus simple, même si certaines disciplines arrivent encore par le biais des projets à pénétrer l’école primaire. L’activité péri-scolaire pour la majorité des clubs est un moindre mal mais contribue à un regrettable tri social, les enfants issus des milieux modestes échappant souvent au dispositif de découverte de la pratique sportive susceptible de déboucher sur la pratique en club.
Je poursuis, aujourd’hui dans le domaine sportif, ce travail de rencontre et d’écoute entamé maintenant depuis de longs mois. Je suis notamment inquiet sur l’état des lieux de certains grands équipements sportifs de niveau régional et ne vois rien de concret arriver pour enrayer leur dégradation globale ou leur vétusté, en dépit des nombreuses études menées ou communications effectuées.
En tant que délégué régional du CNFPT de Basse-Normandie, mardi 20 octobre dernier, j’organisais avec le directeur de l’ENACT d’Angers une formation sur l’avenir de la Taxe Professionnelle.
Soixante et onze dirigeants territoriaux de toute la Normandie, DGS et directeurs financiers ont répondu aux côtés de 20 maires à cette invitation, pour la première fois sur la Côte Fleurie.
L’expert, Monsieur Alain GUENGANT, Directeur de recherche au CNRS – CREM – Université de Rennes I, a dressé le portrait de la situation des recettes fiscales des collectivités territoriales et leurs perspectives avec la réforme d’une part, et l’amendement CARREZ d’autre part.
L’assistance a pu mesurer le décalage entre la présentation souvent caricaturale de certains aspects de la réforme fiscale et sa réalité qui varient selon les types de collectivités et selon qu’elles ont ou pas augmenté fortement les taux ces dernières années. En outre, il a montré la relative faible portée actuelle de la maîtrise des taux par les élus. Il apparaît également que les amendements récents profitent aux communes et EPCI, les associations selon M. GUENGANT s’y étant globalement retrouvées en termes financiers.
En revanche pour les départements — notamment le Calvados voire la Région, qui est celle qui a le plus augmenté ses taux en 5 ans — le compte n’y est pas. Toutefois, la plupart des élus affirment qu’une recentralisation est entamée et affichent leur crainte de voir leur marge de manœuvre sensiblement réduite et donc l’inertie dans les services à la population croître.
En outre, pour les collectivités qui ont augmenté fortement les charges, notamment de personnel, la sortie de crise sera plus difficile que pour celles qui ont entrepris des investissements dynamiques.
Recentralisation, perte d’autonomie fiscale, moindre prise en compte du dynamisme territorial, autant d’éléments contre lesquels, je l’espère, s’élèveront nos parlementaires, tout en trouvant les voies d’une réforme indispensable de la taxe professionnelle, taxe actuellement aberrante puisqu’elle s’appuie en partie sur les investissements des entreprises.
Affaire à suivre…
J’ai été stupéfait d’entendre le Secrétaire Général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, suggérer d’utiliser le grand emprunt pour financer les retraites.
Tous ceux qui gèrent une entreprise savent que l’emprunt doit impérativement servir à financer l’investissement et non pas à boucher les trous du budget de fonctionnement.
Je n’accepterai jamais des solutions démagogiques et à court terme pour satisfaire l’électeur tout en sachant qu’elles creusent le trou de la dette que nous laisserions ainsi à nos enfants.
Cela est vrai pour l’Etat, cela devrait l’être aussi pour nos collectivités territoriales.
Je suis heureux d’avoir pu attirer un groupe de tour opérateurs spécialisés et de chefs d’entreprises passionnés par le golf pour un voyage de repérage en Normandie.
La Chine représente évidemment un formidable marché touristique potentiel et la Normandie dispose d’atouts remarquables pour séduire plus spécifiquement les Chinois. Ils sont, en effet, très sensibles au Mont Saint Michel, à nos côtes et aux plages du débarquement. Petite anecdote à ce sujet, le terme Chinois pour désigner un débarquement militaire a été construit à partir du mot « débarquement en Normandie ».
Au-delà des aspects touristiques, les relations économiques entre la Chine et la France connaissent aujourd’hui un nouveau rebond et la Normandie peut jouer un rôle essentiel, évidemment dans la filière agro alimentaire (Isigny sur Mer vient de signer un partenariat pour la fourniture de lait déshydraté) et les produits cidricoles séduisent les Chinois…
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