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 Par Philippe Augier, le 11 septembre 2009 / Imprimer Envoyer

Les Norvégiens, nos ancêtres, après avoir longtemps « bourlingué » sur les mers de toute l’Europe du Nord, se sont posés un jour en Normandie et découvrant cette terre sans pareille, s’y sont fixés au fil du temps. Le plus glorieux de leurs descendants, Guillaume, fit de cette terre et de son peuple redouté et respecté, un duché immensément riche qui diffusa ses idées, ses modèles architecturaux, son aptitude au commerce, dans toute l’Europe de l’ouest, jusqu’en Sicile. Le musée de Normandie à Caen rappelle cette filiation et le poids de la Normandie dans l’histoire de France et de l’Angleterre.
Qu’en reste t-il ?
Le portrait identitaire normand tel que le Comité Régional de Tourisme l’a décrit illustre bien à la fois la richesse patrimoniale, agricole et culturelle de la région mais aussi ce qu’elle a perdu au fil du temps. Pourtant le potentiel est toujours là. Peut-être faut-il de nouveau relever des défis a priori impossibles et entreprendre davantage, comme Guillaume sut le faire , en unissant toutes les bonnes volontés et les jeunes barons ambitieux et longtemps divisés, mais se retrouvant engagés et unis sous sa bannière, avec les retombées que l’on sait pour le duché !
Un jour, peut-être, comme une caennaise en a exprimé l’idée, un long métrage mettra tout cela en image ?
 Par Philippe Augier, le 11 septembre 2009 / Imprimer Envoyer

Il n’est jamais facile d’être compris par ses contemporains alors qu’on s’engage dans un projet structurant de longue durée. Un 100 m en athlétisme s’interprète plus vite-a priori- qu’une course de 42 km 195. Il ne faut pas partir trop tôt, ni trop vite. Il faut travailler dans l’ombre, essuyer les orages et les coups de vent, continuer d’avancer et alors la réussite peut arriver.
Aimé Jacquet en a entendu, vu et lu de toutes les couleurs avant que tout se mette en place dans son équipe de France de football et fonctionne avec la magie connue ce 12 juillet 1998, où là, toute la France exulte, après, pourtant, l’avoir plusieurs fois mis au ban.
Lui succéder ne fut pas non plus une partie facile. Enchaîner derrière une telle réussite était un pari impossible et très risqué, pourtant Roger Lemerre a relevé le gant et obtenu le difficile succès de l’Euro 2000. Toutefois, on oublie vite pour ne retenir que 2002 et la Coupe du Monde avortée….
Alors arrive Raymond Domenech, le breton bourru qui longtemps joua à Lyon, en défenseur rugueux. Rapidement, là aussi c’est haro sur le sélectionneur, alors qu’en juin 2006, il emmène son équipe en finale de la Coupe du Monde après un quart de finale ahurissant de génie face à un Brésil médusé, voire désabusé devant tant de facilité. Certes, la France bute en finale sur des provocations et tombe dans le piège tendu par certains joueurs de l’Equipe italienne. Le sélectionneur, sous pression permanente, ne trouve pas les mots qui conviennent et de nouveau l’incompréhension s’installe, les jugements de valeurs, les attaques sur la personne.
Pourtant, le Raymond qu’on nous décrit n’est pas celui que je connais, l’homme, qui, un samedi après-midi frisquet de janvier 2008, a fait l’aller-retour de Paris, en voiture, emmené par notre ami Caennais Patrick Gonfalone, entraîneur adjoint de l’Equipe de France espoirs, rencontrer des jeunes footballeurs, se prêtant gentiment aux sollicitations des 300 ou 400 enfants présents, calmement et …bénévolement. Quel décalage entre l’image et la réalité !
Il y a souvent un écart entre ce qui est dit sur une personnalité médiatique et ce qu’il est. L’essentiel est bien ce que sont réellement les individus et ce qu’ils font. L’action, en l’occurrence, l’entraînement d’une équipe, mérite à mon sens davantage de considération et surtout de la nuance. « La nuance, seule, fiance » disait Rimbaud. Soyons davantage dans l’action que dans le jugement, c’est valable dans le sport et peut être aussi dans de nombreux autres domaines !
 Raymond Domenech
 Séance de dédicaces
 Par Philippe Augier, le 10 septembre 2009 / Imprimer Envoyer

Avec 470 km de côtes, le littoral bas-normand affiche une façade maritime ouverte sur la Manche très diversifiée. De l’Estuaire de la Seine à Honfleur, en passant par les falaises d’Arromanches , le marais de Carentan, Utah Beach, le Val de Saire, la rade de Cherbourg, les falaises de Jobourg, les dunes de Biville, les longues plages et les prés salés qui rejoignent après Granville la Baie du Mont Saint-Michel, la variété est au rendez-vous.
La variété et la complexité de la gestion de la qualité des eaux de baignade, constituent désormais des vecteurs incontournables de la réussite maritime d’un territoire.
Les scientifiques sont partagés pour définir les causes de la dégradation ou de l’amélioration de la qualité des eaux de baignade. Il est clair que le système est complexe et résulte de multiples paramètres allant de la maîtrise des rejets en mer- qualité des stations d’épuration et des systèmes autonomes d’assainissement-, de la courantologie, des rivières, du lessivage des surfaces par les fortes pluies etc…..
Dans tous les cas, en 2011, les collectivités disposant de plages devront appliquer la directive européenne imposant la réalisation de « profils de vulnérabilité ». La responsabilité de la qualité sanitaire des eaux de baignade relève des maires, qui peuvent prendre des arrêtés pour, le cas échéant, interdire la baignade. Toutefois, certains territoires ont confié le traitement de l’eau aux intercommunalités qui entrent en jeu alors aux côtés des maires.
Qu’est-ce qu’un profil de vulnérabilité ?
Il s’agit de collecter des données sur les paramètres susceptibles de modifier la qualité des eaux de baignade et d’essayer d’anticiper d’éventuelles dégradations sanitaires ou pollutions du milieu afin de protéger les baigneurs.
Comment mettre en place la surveillance active des eaux de baignade ?
A partir des données collectées ci-dessus, au fil du temps, en poursuivant l’enrichissement de modèles informatiques à paramètres multiples : tels que les vents, les coefficients de marées, la pluviométrie, voir la courantologie. Des mesures anticipatrices permettent au maire en cas de scénarios à risques de fermer la plage, sécurisant ainsi les baigneurs et non pas attendre les résultats négatifs après la mise en culture des bactéries, plusieurs jours après.
Quid de la démarche qualité des eaux de baignade et la labellisation ?
L’Association des Elus du Littoral (l’ANEL) a mis en place, en lien avec notamment le Ministère de la Santé et les professionnels de l’eau, une certification de la « Qualité eau de baignade » favorisant pour le baigneur la qualité et la communication des résultats des analyses des eaux de baignade. En complément des mesures effectuées par la DDASS, ce dispositif vise à la fois la transparence et la prévention.
La gestion active des eaux de baignade conduit à améliorer et optimiser le système d’assainissement en éliminant progressivement les dysfonctionnements, mais également à réduire la vulnérabilité des plages. L’eau, quelle provienne du robinet, parte sous forme de rejet ou issue des pluies constitue désormais une donnée environnementale incontournable et un enjeu fondamental. Certains territoires normands, dont la Communauté de communes, que je préside, se sont engagés dans cette démarche, nécessitant parfois des investissements très lourds. C’est souvent à ce prix et en y ajoutant de la pédagogie sur le respect de l’eau auprès des plus jeunes que les résultats arrivent.
La réputation de nos côtes en dépend,
la santé de tous également.
 Par Philippe Augier, le 10 septembre 2009 / Imprimer Envoyer

Le phénomène camping-car arrive sur notre littoral comme sur toutes les côtes françaises. La mer exerce sur l’homme une attractivité universelle.
La mer, après avoir amené nos ancêtres de Norvège, suscité la création des ports sur les rivages puis dans les estuaires, attiré les amoureux des bains de mer par train dès 1860, vu se développer le tourisme balnéaire avec les hôtels, puis le camping dès 1936, le caravaning, les gites etc…voit arriver désormais les camping-cars.
En croissance à deux chiffres sur le marché français pendant près de 10 ans, ce mode de déplacement est aussi un mode de vie. Issu à la fois d’Allemagne et d’Amérique du Nord lors des années 60 -on se souvient des « combis » Volkwagen visibles du Sahara aux confins de l’Inde ! – la vague est passée par l’Italie du Nord avant d’arriver à partir des années 1980 massivement en France. Le « papy -boom » aidant, la retraite active aussi, les seniors furent les premiers à choisir l’itinérance comme mode de vie. Le phénomène s’est étendu depuis 10 ans aux familles, les fans de la caravane franchissant le pas, ainsi que les familles avec la mise sur le marché de produits toujours plus fonctionnels et compétitifs. Le marché de l’occasion étant également actif, un spectre assez large de conditions sociales d’existence se retrouve sur le marché des camping-cars.
Très tôt, des régions comme le Sud-ouest avec le Périgord puis la Bretagne avec le Finistère ont considéré que ce nouveau marché touristique porteur était complémentaire de l’hébergement traditionnel, globalement non concurrentiel et qu’il était vecteur de développement économique. Ils ont mis alors en place une véritable stratégie en estimant et valorisant les retombées économiques , principalement sur le petit commerce, la restauration et la consommation de services.
Une délégation d’élus de ma Communauté de Communes, menés par Gérard Vauclin, maire de Villers sur Mer, s’est rendue en Bretagne en janvier 2009 pour comprendre et analyser cette stratégie. Il apparaît que les bretons sont à la 3ème génération d’aires de stationnement de camping-cars. Forts de cette expérience, ils jouent aujourd’hui, la complémentarité entre littoral et rétro-littoral, ainsi que l’intérieur du pays. Ils s’efforcent d’intégrer les aires à l’environnement pour éviter la pollution visuelle des longues files stationnées le long de la mer. Le statuts des aires est public (stationnement) ou privé, indifféremment, avec notamment des accueils dans les campings et les fermes. Dans ce dernier cas, le séjour peut se prolonger mais la règle est la mobilité sur des circuits bien signalés et en complémentarité entre les différents segments d’hébergement touristiques (hôtels, gîtes, campings et chambres d’hôtes). Le tout est mis en ligne sur Internet, voire sur les GPS.
Selon eux, les retombées économiques induites par cette nouvelle clientèle sont non négligeables. Les bénéfices s’orientent désormais vers le rétro-littoral, sous réserve de mettre en réseau les acteurs, de créer des circuits de visite et de lier entre elles les aires de stationnement, notamment par des liaisons douces ( pistes cyclables, parcours VTT, chemins de randonnée, voire liaisons courtes en train).
La venue en juin 2009 des élus bretons du Pays des Abers nous a confortés dans l’idée que la Basse-Normandie figure déjà dans les circuits des camping-cars et représente pour eux une destination privilégiée, mais à structurer. Certains territoires ont une avance significative : la Manche, notamment.
Le maire de Villers, qui ne manque pas d’idées innovantes, travaille actuellement sur une aire environnementale et culturelle, à l’adresse des camping-caristes, elle verra le jour pour l’été 2010 et sera sur la toile. Affaire à suivre ….

La fin de l’été arrive. Le temps est venu de rentrer le bois. Je viens de faire livrer du bon bois de la forêt de Cerisy et du bois des haies du Pays d’Auge. A la différence des courageux ou de ceux qui ont le temps « pour faire leur bois » (ça chauffe une première fois !), je me réchaufferai avec des copains en le rangeant, une troisième fois en le fendant à la masse et aux coins avant d’en profiter-enfin- au chaud pour la quatrième fois devant la cheminée !
Le bois, je l’encourage à usage de chauffage d’appoint ou de loisirs face à une cheminée, mais plus encore en vrai chauffage principal à partir de poêle en fonte et faïence ou en chaudières à bois. La Normandie bénéficie, par ses haies, de bois de chauffage et par ses forêts, notamment dans l’Orne, de réserves de bois non négligeables (sous réserve de coupes autorisées et rationnellement gérées, bien sûr) : forêts domaniales Ecouves, Andaines ou Perseigne, les forêts du Perche, de Balleroy et Cerisy auxquelles s’ajoutent les nombreux bois privés dans la Manche et le Calvados. Cette ressource fournit une réserve environnementale renouvelable sous réserve de la préserver et de l’entretenir.
Et en plus l’utiliser maintient une bonne condition physique !
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